La dette à un niveau délirant

Les communes comme les Etats sont menacés par un endettement excessif. C’est le cas pour Breuillet où on nous dit que tout va pour le mieux, jusqu’au jour où patatras …

En résumé :

L’exemple de la Grèce est édifiant.

A Breuillet, le Maire dépense également sans compter.

En trois ans (la moitié du mandat) la dette nette de la commune a augmenté de 173 % et a atteint l’équivalent d’environ 100 % du budget annuel de la ville.

Dans le même temps, des travaux de réfection de certaines routes communales deviennent indispensables.

La commune s'est fortement endettée depuis mars 2008... et pour longtemps.

Il faut maintenant dépenser utilement.

Une communication du Maire qui coûte cher, très cher aux Breuilletois.

A-t-on un besoin impérieux de films vidéos destinées au site internet de Monsieur le Maire (qui coûtent cher, plusieurs centaines d’euros par vidéo) ?

A-t-on besoin d’acheter chaque année une rétrospective de l’année écoulée des articles du journal « Républicain », rétrospective qui coûte plus de 2 600 € ?

A-t-on besoin de payer inutilement près de 3 000 € pour un message publicitaire sur une radio locale ?

Le déplacement des Services techniques plombe les finances de la commune.

 

L’exemple de la Grèce est édifiant.

Les Grecs ont vécu à crédit en accumulant de la dette au fur et à mesure des années. Dans un premier temps, tout allait bien pour eux. Ils dépensaient sans compter jusqu’au moment où, brutalement, le surendettement a tout fait basculer avec les conséquences que l’on sait.

A Breuillet, le Maire dépense également sans compter.

Deux exemples édifiants de dépenses inutiles et parfois scandaleuses : la communication et les investissements très discutables ou inutiles comme le nouveau Centre Technique Municipal. Pour ne pas inquiéter les Breuilletois, le Maire a décidé d’emprunter massivement, ce qui lui a permis jusqu’à maintenant de ne pas augmenter les impôts locaux de façon trop importante. En trois ans (la moitié du mandat) la dette nette de la commune a augmenté de 173 % et a atteint l’équivalent d’environ 100 % du budget annuel de la ville. C’est une véritable bombe à retardement qui peut éclater d’un jour à l’autre, surtout si la situation nationale fait augmenter les taux d’intérêts des emprunts qui sont aujourd’hui au plus bas. De plus, de nouveaux investissements inutiles, donc de nouveaux emprunts sont prévus. Dans le même temps, des travaux de réfection de certaines routes communales deviennent indispensables (on ne peut se contenter éternellement de rustines). Ces réfections font partie des missions incontournables d’une commune et représentent des sommes très importantes.

La commune s'est fortement endettée depuis mars 2008... et pour longtemps.

Les dépenses inutiles vont encore alourdir le poids de la dette de la commune. Cette dette a non seulement augmenté de 173% mais est passée en moyenne de 12 à 16 ans. Cela signifie qu’il faudrait 16 ans sans aucun nouvel emprunt (ce qui est techniquement impossible) pour rembourser toute la dette alors qu’il ne fallait que 12 ans lorsque le Maire a pris le commandement de la commune en mars 2008, pour une dette nette elle-même considérablement plus faible.

Il faut maintenant dépenser utilement.

Des solutions existent pourtant car la commune a bénéficié de recettes fiscales en hausse de 10% depuis mars 2008, recettes indépendantes de la gestion de la municipalité. Cet argent jusque-là gaspillé doit maintenant servir pour des dépenses utiles.

Une communication du Maire qui coûte cher, très cher aux Breuilletois.

Par ailleurs, une diminution des dépenses de communication est indispensable. Ces dépenses sont aujourd’hui disproportionnées pour une commune de la taille de Breuillet :

A-t-on un besoin impérieux de films vidéos destinées au site internet de Monsieur le Maire (qui coûtent cher, plusieurs centaines d’euros par vidéo), alors que ces vidéos ne sont même pas là pour annoncer une manifestation à venir mais pour montrer des manifestations passées, avec le Maire dans le rôle principal bien entendu ?

A-t-on besoin d’acheter chaque année une rétrospective de l’année écoulée des articles du journal « Républicain », rétrospective qui coûte plus de 2 600 € sans compter les frais de la distribution pour là encore faire de la publicité au Maire qui est sur quasiment toutes les photos, aux frais des Breuilletois ?

A-t-on besoin de payer inutilement pour les vœux du Maire 12 700 € pour un luxueux pupitre (alors qu’un pupitre normal a toujours été utilisé et fait encore l’affaire) et pour une estrade sonorisée qui aurait été inutile si les vœux avaient été faits à la salle des fêtes comme ça a toujours été le cas jusqu’à l’arrivée de Monsieur Sprotti aux affaires. Mais Monsieur le Maire était à l’étroit dans la salle des fêtes, il voit grand, il lui faut le gymnase, expulsant ainsi les sportifs pendant près d’une semaine (mise en place et démontage). Pour alibi, il installe en même temps une séance du festival de l’humour, les autres séances se déroulant à la satisfaction générale dans la salle des fêtes. Mais ne nous y trompons pas, c’est bien le désir du Maire de faire sa publicité devant le maximum de personnes qui l’a conduit à réquisitionner le gymnase au lieu de la salle des fêtes, même si ça coûte beaucoup plus cher. Ce n’est pas lui qui paye, ce sont hélas les Breuilletois.

A-t-on besoin de payer inutilement près de 3 000 € pour un message publicitaire sur une radio locale ? Saviez-vous que le lendemain de son élection, Monsieur le Maire, au lieu de se pencher sur les dossiers en cours et qu’il ne connaissait pas, s’est empressé de… commander pour 2 990 €, un message publicitaire de propagande de 30 secondes sur « EFM, la radio de l’Essonne ». Vu le nombre d’auditeurs réguliers de cette radio, ça fait cher par Breuilletois qui a entendu le message. Mais ce n’est pas le Maire qui paye, ce sont hélas les Breuilletois.

(Nous pourrions multiplier les exemples de ce type de gaspillage.)

Le déplacement des Services techniques plombe les finances de la commune.

L’abandon du projet de transfert des Services techniques permettrait à lui seul d’annuler une bonne partie de la progression de la dette, plusieurs millions d’euros. De plus, les mètres carrés que ce local doit occuper inutilement sur la zone du Buisson-Rondeau permettraient l’accueil de nouvelles entreprises qui, en plus des emplois créés, rapporteraient de la taxe foncière à la commune (ce qui n’est pas le cas pour un bâtiment communal).

Tous les chiffres mentionnés dans ce texte sont issus des documents comptables officiels de la Mairie. ils sont vérifiables et peuvent être consultés par tout Breuilletois qui en fait la demande.

 

(Novembre 2011)